Le film
Court-métrage · réalisé avec IA générative.
L’histoire
Dans un futur lointain, la Terre est devenue un désert aride. Au milieu de cette désolation, une serre abandonnée abrite un précieux secret. Un petit robot jardinier, fidèle à sa programmation originelle, continue inlassablement d’entretenir ce sanctuaire.
Ses efforts sont récompensés lorsqu’une jeune pousse fragile émerge enfin de la terre. Il n’est pas seul pour assister à ce miracle : un adorable chat l’accompagne dans cette veille silencieuse.
Ensemble, le robot et le félin observent la pousse grandir jour après jour, jusqu’à devenir un magnifique tournesol éclatant. Cette renaissance végétale n’est pas qu’un simple événement botanique ; elle ramène à la vie le souvenir vibrant de la présence de la jardinière, unissant le passé et le présent dans un moment de pure poésie.
Influences et inspirations
✨Wall-E
✨Jarvis (Iron Man)
✨Je suis une légende
✨Mon chat
✨Le Petit Prince
✨Mon jardin
✨Star Wars
✨L’Andalousie
L’atmosphère recherchée
Une intention profonde : Ce petit film est avant tout une réflexion sur l’héritage, la persistance et ce qui se transmet sans un mot. L’intelligence artificielle y est invisible mais omniprésente, telle une mémoire qui apprend des humains et perpétue notre trace bien après notre disparition.
Avant la première image, il a fallu fixer une lumière, une matière, une émotion. Ces planches d’ambiance ont guidé chaque plan : la chaleur dorée d’une golden hour perpétuelle, la patine douce des objets que l’on a aimés, la tendresse presque sacrée du lieu.
Le scénario
Le langage du silence : Il n’y a aucun dialogue humain dans cette œuvre. L’émotion passe uniquement par les gestes, la présence silencieuse des personnages et le travail minutieux sur la lumière dorée qui baigne la serre.
Tout commence par l’écrit. Feuilletez le scénario qui a donné naissance au film, plan par plan. Il a ensuite été adapté au fur et à mesure du tournage.
Donner vie à un monde cohérent
Le plus grand défi d’un film d’animation en IA : qu’un personnage reste lui-même d’un plan à l’autre. Le robot, le chat, l’arrosoir, la serre, ont chacun été figés dans une fiche de référence, réutilisée sur tous les plans pour que rien ne dérive. Des personnages stylisés façon studio d’animation, posés dans un décor presque photo-réel : c’est le cœur visuel du film.
De l’image à la vidéo
Chaque plan suit la même chaîne. Une image de référence d’abord. Puis une première et une dernière frame, qui fixent les bornes du mouvement. Puis l’animation, générée à partir de ces frames. Les prompts qui relient ces étapes sont rédigés par Claude, à partir de mes indications de mise en scène.
Voici un exemple : le plan 7b, l’éclosion.
01
Image de référence
La planche canonique du tournesol, créée en amont. Réutilisée pour figer le rendu sur tous les plans concernés.
02
Frame de début
Le point d’entrée du plan : un bouton de tournesol encore fermé, prêt à s’ouvrir.
03
Frame de fin
Le point d’arrivée : la fleur déployée. Sert aussi de raccord pour la frame de départ du plan suivant.
04
Rush vidéo
L’animation Kling, générée à partir des deux frames bornées.
Le prompt qui les a reliés
« Starting from a partially opened sunflower bud where pale yellow petals are just visible between the spreading green bracts, the petals progressively unfurl outward — bright yellow petals spreading and opening into a full sunflower bloom, the central disc with its dark seeds and golden florets becoming visible, in a suspended ceremonial motion. Fine luminous dust particles drift in the deep golden honey-colored light. Slow steady push-in, no shake. Pixar 3D stylized plant in a photo-realistic environment, very slow reverent climactic pace, warm saturated golden palette. 16:9. »
Prompt rédigé par Claude à partir de mes indications de mise en scène.
Quand un seul plan ne suffit pas
Un plan Kling tient quelques secondes. Pour porter un mouvement plus ample, comme l’éclosion complète du tournesol, il faut enchaîner deux générations.
La règle d’or : la dernière frame du premier plan devient la première frame du second. C’est ce raccord qui rend la jointure invisible au montage. Voici la suite de l’éclosion.
01
Image de référence
Même planche que pour la partie 1. La cohérence du tournesol doit tenir d’un plan à l’autre.
02
Frame de début
La dernière frame du plan précédent, récupérée telle quelle. Elle devient le point de départ du second mouvement et garantit une continuité parfaite.
03
Frame de fin
Le climax : la fleur pleinement épanouie, pétales dorés déployés, cœur sombre révélé.
04
Rush vidéo
La seconde portion de l’animation. Au montage, elle se colle à la première sans aucune coupure visible.
Le prompt qui les a reliés
« Extreme close-up of a sunflower bud opening petal by petal in slow graceful blooming motion. Golden yellow petals (#F8D838) unfurling one by one, dark central seed disk (#5C3A28) gradually revealed at the heart, bathed in pouring warm golden sunlight. Saturated vibrant golden tones at peak saturation, dust particles dancing in the light. Marked shallow depth of field with sharp focus on the flower. Very slow continuous camera push-in. Photo-realistic botanical rendering, climactic blooming moment, 16:9. »
Prompt rédigé par Claude à partir de mes indications de mise en scène.
Monter le film au fur et à mesure
Tourner dans l’ordre du scénario et monter au fur et à mesure, plan après plan, a été ma meilleure décision. La méthode classique recommande l’inverse, tourner d’abord les plans techniques les plus risqués, monter à la fin. J’ai pris le pari contraire, pour éviter les faux raccords et ne pas avoir à refaire des plans en constatant que ça ne fonctionne pas au montage.
Voir le film prendre vie jour après jour, c’était très encourageant! C’était la preuve concrète que ça marchait. Que tout le travail en amont, le scénario, les moodboards, les planches canoniques, donnait vraiment quelque chose.
Et le son !
Cinq pistes audio empilées : plusieurs morceaux libres de droits raccordés pour bâtir la bande sonore, des effets sonores: vent du désert, déplacements et mouvements du robot, miaulements du chat, voix de Jarvis et de la jardinière et des effets fins qu’on entend à peine mais qui font la densité. Le son fait la moitié de l’émotion d’un film, on a tendance à le sacrifier en le laissant pour la fin. Monter audio et image en même temps m’a permis de pouvoir doser les deux couches l’une par rapport à l’autre, au fur et à mesure.
La boîte à outils
Les technologies et outils créatifs qui ont donné vie au projet
Génération Vidéo
Kling AI
Choisi spécifiquement pour sa capacité exceptionnelle à garder le robot identique d’un plan à l’autre sans avoir besoin de le redessiner.
Image & Composition
LMArena/Max, GPT Image, Gemini/Nano Banana, Canva
Un arsenal d’outils utilisés pour créer et assembler les images de référence, les décors et les planches de personnages.
Voix
ElevenLabs
Utilisé pour créer la voix chaude et légèrement granuleuse de la jardinière (façon vieil enregistrement) ainsi que la voix de l’assistant IA Jarvis.
Partenaire IA
Claude
Partenaire de réflexion sur le scénario, la cohérence et la production. Architecte de cette page web. Echo de l’IA qui traverse le film.
Montage & Son
Clipchamp
Choisi pour sa simplicité d’utilisation : assemblage, rythme, montage final, musique libre de droits et effets sonores libres de droits.
Hébergement
Hostinger & Horizons
Création, architecture et hébergement de cette page web pour la présentation de ce projet.
Derrière le film
Je suis Nadège Hulin, j’explore tous les usages l’IA. Le Jardinier est mon premier court-métrage en IA générative, réalisé seule, comme un défi, pour le hackathon Académie IApreneurs x Hostinger 2026.
